Le jeûne intermittent, à quoi ça sert ?

21 décembre 2020

Le jeûne intermittent, à quoi ça sert ?

Vous avez sûrement entendu parlé ces derniers temps du jeûne ! Le jeûne consiste à n’apporter aucune calorie à son corps sur une période déterminée. Effet de mode ou véritable cure thérapeutique ? Est-ce vraiment bon, et pour tout le monde ? On fait le point.

Concrètement, à quoi sert le jeûne ? 

Jeûner c’est ne pas manger mais boire des très grandes quantités d’eau sur une période plus ou moins longue. Le but de cette cure est de nettoyer de “fond en comble” son corps. Ainsi, les organes nécessaires à la digestion (les reins, les intestins et le foie) vont faire peau neuve et se détoxifier. Le jeûne peut être partiel si vous consommez des aliments liquides (soupes, jus), ou total (aucune alimentation solide).

Le jeûne intermittent  

Cette forme de jeûne consiste à alterner entre périodes où l’on mange et périodes où l’on ne mange pas. Plusieurs “formes” de jeûne intermittent sont possibles. Par exemple, vous pouvez jeûner une journée entière par semaine ou encore jeûner tous les jours en sautant un repas par jour comme le repas du soir ou le petit déjeuner. Sauter un repas ne doit pas pour autant modifier vos apports journaliers. Ainsi, vous pouvez prendre un encas le matin ou l’après-midi pour pallier le manque.

Les bienfaits du jeûne intermittent :
– Prévention du diabète et des maladies cardiovasculaires
– Amélioration de la gestion du stress
– Amélioration de l’état psychologique
– Favorisation de la digestion

Les conseils pour jeûner sereinement

Avant de vous lancer dans un jeûne, peut-être devriez-vous consulter un professionnel et définir les raisons pour lesquelles vous souhaitez réaliser cette cure. Par la suite, plusieurs étapes et conseils sont à suivre afin d’éviter d’éventuels craquages ou états de fatigue.

– Avant de commencer véritablement le jeûne, réduisez progressivement votre alimentation afin de ne pas entrer trop brutalement dans cette période de privation. Plusieurs jours avant l’entrée dans le jeûne, on vous conseille de diminuer de manière importante la consommation de protéines animales puis les excitants comme le sucre ou le café pour ne garder que les fruits et légumes. 
–  Pendant cette période, il est important de vous reposer et vous hydrater !  Privilégiez donc une période calme de votre quotidien pour le faire comme des congés par exemple.
– Si vous êtes sportif, il est préférable d’opter pour un jeûne partiel à base d’aliments liquides.
– Avant de jeûner, consultez un professionnel que votre jeûne soit à but thérapeutique ou non. Le professionnel vous guidera sur la durée conseillée de votre jeûne et encadrera votre cure si celle-ci est longue.
– La reprise de l’alimentation après le jeûne devra elle aussi se faire progressivement ! Comme pour préparer votre corps à une privation vous devez le préparer à recevoir une quantité plus importante de nourriture. Faites le même procédé en sens inverse en commençant par les fruits et les légumes puis en finissant par réintroduire les protéines animales.

Les risques du jeûne à connaître

Le corps n’est pas habitué à ne recevoir aucune alimentation. Une mauvaise préparation, une durée trop longue ou un manque d’hydratation… sont plusieurs raisons qui peuvent expliquer une mauvaise réalisation du jeûne.  Les risques causés par le jeûne peuvent être les suivants :

–  Des migraines ou des malaises dus à la sensation de faim ou au manque de sommeil. S’hydrater et se reposer sont essentiels !
–  Apparition de carences qui viennent affaiblir les os.
– La perte de poids peut être importante mais pour éviter un effet yoyo, il est conseillé au retour du jeûne de manger sainement et de pratiquer une activité physique régulière.
– Des changements d’humeur importants peuvent apparaître.
– Les craquages sont possibles mais essayez au maximum de combler ces craquages par une forte hydratation et éventuellement par des aliments liquides.

Tout le monde ne peut pas jeûner !

Le jeûne n’est pas compatible avec la grossesse, l’allaitement, les personnes souffrant de troubles cardiaques et troubles alimentaires. De plus, les personnes sujettes à des maladies rénales, de diabète ou encore la thyroïde ne sont pas en capacité de réaliser ce type de cure.