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Le suicide, 2ème cause de décès des futures et jeunes mamans

21 mai 2021

Le suicide, 2ème cause de décès des futures et jeunes mamans

Donner naissance à un enfant est un bouleversement dans la vie d’une femme, un chamboulement qui n’est jamais simple à vivre. Elles sont confrontées à de nouvelles responsabilités, aux montagnes russes hormonales et émotionnelles, et face à toutes les injonctions de la société sur la maternité, parfois isolées de leur famille ou amis, les futures et jeunes mamans peuvent se retrouver en grande détresse psychologique. Une détresse si grande et profonde qui parfois les pousse à des actes suicidaires. La dernière enquête nationale sur les morts maternelles réalisée de 2013 à 2015 par l’INSERM a d'ailleurs identifié les suicides comme étant la deuxième cause de mortalité maternelle.

Pourquoi, dans cette situation de pré et post-partum, peut-on se sentir mal ? ( voire même, penser au suicide)

Cela peut arriver à toutes les femmes enceintes ou jeunes mamans d’être soumises à des émotions qui les dépassent. Des émotions désormais prises en compte car la santé mentale maternelle est devenue, depuis la publication des résultats de l’enquête, une des priorités dans le suivi des femmes autour de la grossesse et des premières années de vie de leur enfant. Actuellement, on sait désormais que le « baby blues », dû à la chute hormonale notamment, toucherait plus de 50 % des mères. Mais si il ne dure pas dans le temps (il survient peu de jours après l'accouchement), le mal-être peut parfois s’installer. Et il est capital de ne pas le laisser emporter la maman dans un mal-être duquel il peut être compliqué de sortir. Comment y répondre au mieux ? Voici quelques pistes...

Quelles réponses et soutien leur apporter ?

Les actions possibles concernent évidement les femmes mais également leur entourage proche. Le dépistage et la prise en charge de ces troubles est également le travail des professionnels de santé. Ces derniers sont de plus en plus sensibilisés sur la question du bien-être psychologique des mamans et sur la dépression post-partum. Face à la détresse d’une future ou jeune maman, il ne faut pas rester sans rien dire et demander de l’aide à des services qui sont là pour leur apporter un soutien de proximité. Les PMI par exemple ou les sages-femmes qui jouent un rôle fondamental avant, pendant et après l’accouchement. Mais ce qui est capital, c'est qu'au moindre signe de mal-être il ne faut pas attendre. Des psychologues sont aujourd'hui, tout comme les sages-femmes, capables et formés pour accompagner les femmes dans ces périodes compliquées.