5 astuces pour aborder la propreté tout en douceur

avril 30, 2019

Être propre est un besoin physiologique pour un enfant ! Il y a quelques décennies, on forçait les enfants à s’asseoir sur le pot jusqu’à ce qu’il en sorte quelque chose. Aujourd’hui on est revenu de ces pratiques avec des façons de faire beaucoup plus libres. On attend que l'enfant soit prêt ou demandeur, et on encourage les parents à laisser pisser… Voici donc 5 conseils pour aborder la propreté avec douceur, avec l’éclairage de Marie Juglaret, notre référente puéricultrice...


1 - Quand est-ce qu’un enfant est prêt à être propre ?


On dit généralement que l’âge pour qu’un bébé soit prêt correspond plus ou moins au moment où il sait descendre et monter un escalier tout seul, debout et sans se tenir. Cette faculté permet de dire qu’un enfant peut contrôler ses sphincters et donc se retenir et se relâcher. Pourtant, il existe des bébés qui sont propres « naturellement » alors qu’ils ne savent pas encore monter un escalier.

Bien sûr, il y a la théorie et la pratique. Dans les faits, tout dépend de son enfant et du fait qu’il se sente prêt ou non.

Comme l’évoque avec humour Marie Juglaret, ce n’est pas pour rien si “ dans le mot “propreté”, il y a le mot prêt ou prête ! Cela fait souvent sourire les parents, mais nous allons tous au petit coin et c’est aussi valable pour nos petits. La différence c’est qu’avec leur couche, les enfants choisissent de faire leur besoin où ils veulent (sous la table à manger, derrière le canapé, dans le couloir...) Et c’est tranquillement et discrètement à l’abri des regards qu’ils peuvent remplir cette couche qu’on cherche à leur retirer. Alors dire bye bye à la couche, c’est accepter de se séparer de ce contenu qui leur appartient comme une partie d’eux-mêmes, et dont ils aiment avoir le contrôle total.” explique-t-elle.


2 - Etre propre n’est pas un apprentissage, c’est une acquisition


Comme tout besoin naturel, cela se fait de soi-même, sans qu’on ait à forcer. Un enfant qui fait l’expérience nouvelle de la propreté va donc suivre son rythme physiologique progressivement ou du jour au lendemain, c’est selon son évolution à lui. Mais en moyenne vers 2-3 ans, un petit commencera à faire l’expérience de la propreté le jour.

Pour autant, l’acquisition de la propreté peut s’accompagner de petites peurs, associées au pot ou à la chasse d’eau... Encore une fois chaque enfant est différent. Comme le précise Marie Juglaret, “ pour certains enfants, l’épreuve du pot c’est aussi exposer, mettre en lumière et partager un moment “très intime”. Ca peut créer une angoisse bien légitime.”

3 - Propre le jour, mais pas forcément la nuit...

Ce n’est pas parce qu’un enfant est propre le jour, qu’il va nécessairement l’être aussi la nuit. Le cycle jour et le cycle nuit sont différents. Et apprendre à être propre la nuit peut être beaucoup plus long (vers 5-6 ans). La nuit, on pourra lui mettre des couches-culottes bien pratiques pour qu’il enlève puis remette seul comme un sous-vêtement, pour faire sa petite commission.

4 - Laisser pisser…

Quand les parents voient arriver la rentrée des classes, il est tentant de vouloir accélérer les choses quand son enfant n’a pas encore délaissé sa couche-culotte. Pourtant, si un enfant tarde à être propre, rien ne sert de le gronder ou de perdre patience. Au contraire, un enfant qui ressent de la pression risque de se décourager, voire de se retenir encore plus (ce qui peut engendrer de la constipation ou des infections urinaires). Tout l’inverse de ce qu’on cherche à faire…  Pour Marie Juglaret, “les parents peuvent g arder à l’esprit que la propreté n’est pas un apprentissage, c’est une acquisition. De la même façon, tout enfant en bonne santé a bien fini par marcher. Alors keep cool ! Il trouvera le chemin qui mène au petit coin."

5 - Un jour, le déclic


Un jour, il y a le déclic. Votre enfant se sent assez grand pour aller aux toilettes et d’ailleurs il peut refuser catégoriquement de mettre sa couche-culotte ! Alors là, vous pouvez saisir l’opportunité pour lui proposer son pot ou les toilettes de la maison (avec un réhausseur cool rien que pour lui ou une lunette spécial enfant). D’où vient ce déclic ? Peut-être le fait que votre enfant ait vu ses copains à la crèche ou un frère ou une soeur peut lui donner l’envie soudaine de “faire comme un grand”. Dans ce cas-là, encouragez-le à suivre son instinct. Vous pouvez aussi lui proposer de l’accompagner ou de le laisser seul comme un grand aux toilettes. A votre enfant de trouver son nouveau rythme en douceur.


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