8 façons de régler les conflits avec son enfant

avril 23, 2019

8 façons de régler les conflits avec son enfant

Au fil des mois, votre enfant gagne en autonomie et en affirmation de soi. C’est une bonne chose ! Sauf que parfois (souvent), il arrive qu’on doive faire le bras de fer ou négocier avec lui pour les petites choses élémentaires du quotidien. Vous êtes peut-être en plein dans la période "terrible two" ! Alors comment apprendre à garder son calme et sa bienveillance face à un enfant qui enchaîne crises de colère sur crises de larmes  ? Comment désamorcer les drames tout en résolvant efficacement les conflits avec son tout-petit ? Voici 8 solutions pour résoudre pacifiquement les conflits du quotidien avec son enfant…



1 - Parler à son enfant en se mettant à son niveau

Qu'elle soit verbale ou corporelle, la communication est essentielle pour faire passer les bons messages à votre enfant. Une astuce pour que le message passe encore mieux : vous pouvez vous mettre au niveau de ses yeux, et ainsi capter son attention. Dès le plus jeune âge et même si votre bébé ne parle pas encore, vous pouvez lui expliquer pourquoi il ne doit pas faire telle ou telle chose. Idem s’il fait quelque chose de bien, vous pouvez le féliciter et l’encourager. Et une fois que vous instaurez cet échange en vous mettant au niveau de son enfant, il sera beaucoup plus facile pour lui de comprendre ce que vous voulez lui dire. Vous pourrez aussi en vous mettant à son niveau vérifier dans l’expression de son visage et son regard qu’il a bien compris le message.  


2 - Montrer l'exemple

Les petits nous imitent ! On peut donc profiter de ce mimétisme pour désamorcer une situation conflictuelle. Par exemple, si on interdit à son enfant de hurler en permanence, il serait plus juste de montrer de soi-même qu’un conflit peut se régler sans crier. Pour être crédible, essayez d'être cohérent et d’appliquer d’abord à vous-mêmes les principes que vous cherchez à inculquer à votre enfant.

3 - Des limites à ne pas franchir

Chaque famille a son propre fonctionnement et son propre système de valeurs et de règles. Mais pour éviter les conflits et qu’ils ne s’enveniment, une maman et/ou un papa doivent être garants des limites à ne pas franchir. C’est au parent de délimiter le champ des possibles et de dire à son enfant ce qu’il peut se permettre... ou non. Même s’il ne le comprend pas forcément car il n’a pas encore la maturité suffisante, vous pouvez très bien expliquer à votre enfant pourquoi il ne doit pas faire telle ou telle chose pour sa santé ou sa sécurité. Grâce aux règles établies, l'enfant se sentira sécurisé et rassuré, ce qui calmera ses angoisses.

4 - On ne regarde plus en arrière

Une fois la colère passée et l’affaire close, le mieux est de ne pas revenir dessus. Il ne faut pas ruminer, ni regarder en arrière en ressassant les mêmes comportements qu’on veut justement éviter. Ce qui est passé est passé. Et une fois le drame terminé, on oublie et on en parle plus. On peut ainsi repartir sur de nouvelles bases saines et comme si de rien n’était.  

5 - Éviter de comparer

Chaque enfant est unique et a sa personnalité bien à lui. Il n’est pas donc pas utile, de comparer votre enfant à d’autres. En comparant les enfants entre eux, on peut créer un sentiment de jalousie voire d’injustice qui ne fera qu’envenimer les choses : cela lui montre aussi qu’on a des exigences qu’il n’arrive pas à satisfaire et il pourra avoir l'impression qu'il n'est pas à la hauteur, et perdre sa confiance en lui.

6 - Respecter l’émotion de son enfant

Votre enfant fait une colère ou a une crise de larmes suite à une interdiction ? Vous pouvez lui montrer que vous comprenez son émotion. Oui, il est triste de ne pas avoir tel jeu ou il est en colère car vous lui avez interdit de regarder Pat patrouille… Mais vous le comprenez et êtes là pour l’aider à gérer cette émotion vive. Et une fois que vous avez mis le doigt sur cette frustration et que vous l’avez nommée ensemble, vous pouvez proposer à votre enfant de se changer les idées en le lançant pourquoi sur une autre activité. En détournant son attention sur quelque chose de positif, vous lui faites dépasser sa colère et vous le faites passer à autre chose, mais sans pour autant avoir ignoré ses sentiments.  

7 - Rendre le désagréable ludique

Votre enfant ne supporte pas que vous le mettiez sur la table à langer pour lui changer sa couche ou lui faire ses soins ? Pourquoi ne pas inventer un jeu pour accompagner ce moment ou un personnage marrant qui lui donne l’envie de s'allonger tranquillement ? Le fait de transformer une corvée en jeu ou de l’associer à une routine ludique est souvent un bon moyen de désamorcer les conflits en un clin d’oeil. Rendre les choses plus ludiques pour un enfant, ça marche à tous les coups ! Car vous faites appel à son imaginaire débordant et à son envie illimité de jouer.


8 - Ne le forcez pas

Votre enfant ne veut pas manger ses légumes ? Malgré votre insistance, votre exaspération, votre mécontentement même... Rien n’y fait. Alors ne le forcez pas ! A trop lui mettre la pression, le risque serait de cristalliser les conflits et les blocages au moment du repas. Pourtant c’est souvent lorsque nous lâchons prise que, comme par magie les situations se débloquent. Il ne veut pas de ses légumes. Et bien il en mangera la semaine prochaine… Ou demain et ce n’est pas grave. Le moment du repas doit rester un instant de partage en famille, détendu et gai. Et plus vous serez détendu, plus la communication avec votre enfant sera fluide. Le lâcher-prise c’est aussi accepter son enfant comme il est, avec son rythme, ses besoins et sa façon de s’affirmer. Même si vous pourrez toujours essayer de ruser, ne le forcez pas et faites confiance à la capacité d’adaptation de votre enfant.


A lire pour en savoir plus :

Se faire obéir sans crier : Désamorcer dans le calme les situations de conflit, avec les enfants de 1 à 5 ans, de Barbara Unell et Jerry Wyckoff

Les 50 règles d'or pour se faire obéir sans s'énerver, de Gilles-Marie Valet


Laisser un commentaire

Les commentaires sont approuvés avant leur publication.