7 oeuvres d'art sur l'Enfance révèlent leurs secrets

mai 06, 2019

7 oeuvres d'art sur l'Enfance révèlent leurs secrets

Avoir des enfants, c’est l’occasion changer de perspective… Et quand on regarde dans le monde de l’art, les représentations de l’enfant au fil des âges peuvent aider à prendre du recul. Chaque époque raconte à sa manière la place de l’enfant dans son siècle, mais aussi dans la société et peuvent être aussi surprenantes que modernes. Découvrez dans ce moment de culture JOONE, 7 œuvres d’art qui nous content chacune à leur manière l’enfance à travers l'Histoire…

L'enfant au Moyen-âge


Dans les représentations médiévales, on peut voir contre toute attente que le nourrisson était attendu et accueilli avec le plus grand soin. Il faut dire qu’à cette époque le taux de mortalité des enfants était très élevé. 1 nouveau-né sur 4 mourrait dans sa première année et à peine plus d'1 sur 2 atteignait l'âge de 10 ans... Ici le bébé apprend à marcher avec son trotteur ou yupala. Plutôt moderne…

Les âges de l'homme Barthélemy l'Anglais (12..-1272), Collection BNF

Petite impératrice


Dans ce tableau, Velázquez représente la princesse des Habsbourg d’Espagne Marguerite, dans le style baroque. La petite fille n’a que huit ans, mais on sent déjà dans son regard et la rigidité de sa robe, que le temps de l’innocence est déjà loin pour cette future impératrice. Car pour assurer la succession de sa famille et éviter de perdre la Maison des Habsbourg, l’infante fut promise dès sa naissance au chef autrichien, l’empereur Léopold I
er du Saint-Empire. Marguerite-Thérèse avait alors 12 ans et lui 23 quand ils se marièrent.

Portrait de l'infante Marguerite en bleu, de Velázquez, Vers 1659, Kunsthistorisches Museum de Vienne


La tendresse maternelle


Surnommé
La Tendresse Maternelle , ce tableau peint par la célèbre portraitiste de Marie-Antoinette, annonce le changement des mentalités sur la rôle de la mère et la conception de l’amour maternel. Depuis le milieu du siècle, le retour à la nature est une tendance forte. Une maman et l’amour qui l’attache à son enfant sont glorifiés par la société. On voit ainsi apparaître la valorisation de nouvelles pratiques dites naturelles, comme l’allaitement, complètement à l’opposé de l’usage de la nourrice, pratique encore très répandue pour les enfants des familles aristocratiques et bourgeoises.
Madame Vigée Le Brun et sa fille, Jeanne-Lucie, (1780 - 1819)




La maternité flamboyante


Le statut de l’enfant a encore évolué un siècle plus tard. Il devient un être à part entière, entouré de l’affection de ses parents. Ce tableau de Klimt a été peint en 1905 et représente les trois étapes de la vie d’une femme. On note l'âge de la vieillesse à gauche. Mais l'oeil est attiré par un duo plein de tendresse, irradiant de l’amour inconditionnel d’une mère pour son enfant. La douceur qui s'en dégage donne une représentation de la maternité heureuse et flamboyante,

Les Trois Âges de la femme 1905, Klimt, galerie nationale d'art moderne à Rome


Les 400 coups


A l'époque, les écoles ne sont pas mixtes. Cette photographie de Robert Doisneau montre 4 petits garçons insouciants, s'amusant à faire le poirier dans les rues du 13ème arrondissement de Paris. Un autre petit garçon les observe, peut-être en train de chronométrer ses camarades.
Ces enfants, s’amusent simplement dans la rue des peupliers. Pourtant la période de l’entre-deux guerres est difficile. Souvent, les enfants ont perdu leur père ou un homme de la famille, mort au front quelques années auparavant. Pour certains d'entre eux le travail est obligatoire et les conditions de vie sont difficiles.
La scolarisation élémentaire est rendue obligatoire par Jules Ferry, mais l'école primaire dite "école du peuple", est fréquentée bien souvent que jusqu'à 12 ans. Le cycle secondaire est accessible aux enfants de familles bourgeoises et privilégiées qui peuvent la financer. Doisneau ne montre pourtant pas cette enfance désenchantée, mais au contraire l'école rieuse, espiègle des enfants du peuple de la rue des Peupliers.
Robert Doisneau, enfants rue des Peupliers, 1936

Maya à 3 ans


Ce tableau réalisée en janvier 1938 par son père Picasso, montre sa fille Maya a 3 ans.
Durant les dix premières années de sa vie, Maya avec son visage poupin est le sujet de prédilection de son père. Il la regarde grandir avec fascination et tendresse. On voit d’ailleurs au travers de ce tableau comme dans ceux qui suivront, la complicité unique entre un père et sa fille.
Maya à la poupée et au cheval, Picasso, 1938

L'enfant de l'espoir


Ce
graffiti réalisé avec des pochoirs par le maître anglais du Street Art, était situé sur des escaliers à Londres. Aujourd’hui la toile qu’on avait cherché à détacher du mur pour la vendre s’est auto-broyée. Banksy avait encore frappé, donnant à tous le message que l’art de la rue est éphémère et doit le rester. Cette œuvre de street art représentait une petite fille dans une robe noire, qui tend la main vers un ballon rouge en forme de cœur qui s'envole. À la droite de la jeune fille, on peut lire un message d’espoir “ There is always hope” . Car au fond, c’est ce qu’on attend des artistes : nous assurer que tant qu’il y a l’art, il y a de l’espoir…
La Petite Fille au ballon (The Girl with the Balloon), de Banksy réalisée en 2002 à Londres


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