juin 06, 2017

Souvent quand on parle « éducation » les esprits se déchirent.
Entre les méthodes traditionnelles, la parentalité positive, la méthode Montessori, les options sont vastes et la société émet souvent beaucoup de jugement sur le choix des uns et des autres. 
Les mamans Montessori sont parfois jugées « délétères », d’autres sont « possessives » et les celles qui mettent leurs enfants devant la télé sont de mauvaises mères. Pour peu qu’elles donnent à goûter des chocos pas bio, on est à deux doigts d’une dénonciation aux services sociaux. 
Dans ces remous d’opinions divergentes, il n’est pas toujours évident d’y voir clair. Surtout quand on est une future primipare et qu’on se met une grosse pression pour être parfait à l’arrivée de bébé.

C’était un peu le cas d’Anne-Sophie que nous avons interrogée, et qui attend son premier enfant.
 Anne-Sohie penche de plus en plus pour la pédagogie Montessori, dont elle a eu connaissance par bouche à oreille, notamment en passant devant des crèches et écoles labellisées…

La pédagogie Montessori repose sur l’éducation sensorielle et kinesthésique de l’enfant. On considère la singularité de chaque enfant, avec sa personnalité propre, son rythme de vie, ses qualités et ses difficultés éventuelles.

Alors qu’elle arrive dans son 2ème trimestre de grossesse, Anne-Sophie commence à agencer l’espace de son futur bébé selon les grands principes Montessori :
  J’aime surtout l’idée du lit au sol et le principe que le bébé puisse être libre: aussi bien de ses mouvements que de sa volonté de sortir du lit ou pas. Je pense que cela favorise grandement l’autonomie des bébés, et du futur adulte qu’il sera.
 Je trouve ça d’autant plus intéressant que, personnellement, j’ai grandi avec une mère très présente qui était un peu sur mon dos…

montessori couche Joone

Mais comme pour beaucoup, Anne-Sophie trouve une limite à Montessori :
 
J’aime les beaux objets, par exemple les jouets en bois et colorés… du coup je ne me vois pas trop proposer uniquement à mon enfant des «  bouteilles sensorielles  » (bouteilles vides remplies de pâtes crues, semoule et graines en guise de jouets) et autres objets de récup’ . Comme pour mon intérieur, j’aime suivre les tendances et avoir une harmonie décorative globale ; je trouve que certaines bouteilles sensorielles un peu « récup » ne se marient pas vraiment avec l’idée que je me fais de mon intérieur.
Je pense que j’achèterai moi-même les jouets et livres, pour éviter que les gens choisissent des choses en plastique un peu criards et clignotants dans tous les sens. Si j’invite mon entourage à offrir des cadeaux « Montessori », j’ai peur qu’il ne comprennent pas exactement vers quoi je voudrais aller…

montessori couche Joone

C’est d’ailleurs pour répondre aux besoins des mamans comme Anne-Sophie que JOONE Paris a imaginé des couches aux imprimés suivant la tendance. Pour un univers de bébé coloré, tendance mais 100% mignon.
 
  Si Anne-Sophie est soutenue par son entourage dans cette démarche ?
 
Il y a beaucoup de contradictions dans la société, qui viennent s’opposer un peu à ce que je souhaite…
- Le sommeil par exemple. C’est l’un sujet qui m’inquiète régulièrement : bébé nous laissera-t-il dormir ? Alors on traine sur le net et on tombe sur
certaines recommandations qui préconisent la méthode 5–10–15 … En opposition totale avec l’idée que l’enfant doit être libre de dormir et d’aller se coucher suivant son propre rythme.
- Ou encore la tétine… je ne sais pas trop quelle position je vais adopter sur le sujet, entre les récitences sur le sujet (« Malheur, il FAUT absolument ne pas lui donner, ça va lui avancer les dents ! « ) alors que la méthode Montessori recommande de laisser à l’enfant la possibilité de se défaire seul de sa tétine, quand il estime lui-même ne plus en avoir besoin…

montessori couche Joone

En soit, l’éducation est un choix assez personnel qui revient à chaque couple et chaque parent. L’important est de se tenir à la ligne directrice qu’on a choisie et ne pas semer trop de contradiction dans le cadre qu’on (essaye de) donner à son enfant.
 Il n’y a ni méthode, ni parent parfait. C’est la constance et notre détermination à faire de notre mieux qui font de de nous les meilleurs des parents. 
 Comme disait notre co-fondatrice « chez JOONE, on pense que la concurrence, c’est quelque chose de sain (…) sur un marché, il y a plein d’acteurs, on est très contents que tout le monde soit là et propose des choses différentes. Notre but n’est pas de dénigrer les autres mais de proposer quelque chose d’alternatif, de plus transparent. »
 Il ne faut pas diaboliser une option plus qu’une autre, mais agir en son âme et conscience.