Pleurs de bébé : les 9 cris qu'il faut connaître

mars 12, 2019

Pleurs de bébé : les 9 cris qu'il faut connaître

Nah, Neh, Aow, Eh, Ouin, Leol, Eair,  Eèrh, Guèn… Savez-vous que ces petits mots de bébés veulent vraiment dire quelque chose ? Si vous ne parlez pas couramment “bébé”, ce décryptage est fait pour vous. Car pour les jeunes parents (ou pas), les premiers mois après l’arrivée d’un bébé sont un grand chamboulement... Les pleurs d’un nourrisson peuvent être stressants, surtout quand on ne sait pas ce qu’ils veulent dire. Bébé a-t-il mal quelque part ? A-t-il encore faim ? Faut-il lui changer sa couche ? A-t-il envie de dormir ? La méthode de Priscilla Dunstan pourrait sauver la vie de bon nombre de parents impuissants face aux pleurs de leur bébé. Cette chercheuse australienne a en effet publié un guide parental tellement pratique, qu’il est utilisé dans certains pays comme les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne dans les cours de préparation à l'accouchement ou en maternité. Décryptage...

Les 9 onomatopées qui décryptent les cris de bébé

Alors qu’ils sont un mystère pour certains parents, Priscilla Dunstan a décrypté les cris de bébés dans son best-seller Il pleure, que dit-il ?.
Grâce à son apprentissage du violon, sa maîtrise du chant et son oreille absolue, cette maman australienne a détecté 9 grands cris de bébé qui résument selon elle tous les besoins de bébé dès sa naissance. En attendant que votre enfant sache s’exprimer par le langage vers 2 ans, ce livre pourra s’avérer très pratique pour les  parents de très jeunes enfants, surtout ceux pour qui les cris de bébés sont du charabia !

Pourquoi bébé reproduit-il toujours les mêmes sons ?

Pour l’auteure, c’est le besoin du bébé qui détermine la position de sa langue dans la bouche et conditionne la sonorité inimitable de ses cris. Par exemple, lorsqu'un bébé a besoin de manger, il a un réflexe de succion. Alors quand il fait vibrer sa voix, cela génère le son « nèh » à traduire comme « j'ai faim ». CQFD !

Les 9 sonorités qu’il faut connaître

Si vous voulez survivre à votre premier enfant, mieux vaut donc maîtriser ces 9 onomatopées :

"Neh" : bébé a faim

« La faim provoque un réflexe de succion qui, vocalisé, donne le mot nèh. Pour détecter facilement le mot nèh, il suffit de regarder la bouche de votre bébé. S’il pleure au moment où sa langue reproduit un mouvement de succion, alors vous entendrez facilement le mot nèh. Le son produit vient du nez et ressemble à nnnnnn. Au moment où la langue s’éloigne du palais, le nnn se transforme en nnnn son qui ressemble à èh. Associez les deux sons et vous obtenez nèh. » explique la chercheuse.

"Nah" : c’est que bébé a soif

Pour Priscilla Dunstan, c'est clair : « Quand votre bébé a soif, parmi ses pleurs, vous entendrez le son nah. A l’intérieur de la bouche sèche du bébé, le mouvement de la langue associé à une vibration vocale produit le son nah. Ce mouvement commence comme un mouvement de succion, mais la langue s’arrête à mi-chemin derrière les gencives du haut et redescend directement. Pour reproduire le son nah, imaginez que vous voulez hydrater l’intérieur de votre bouche quand elle est sèche. »

"Owh" (ou "aow") : bébé a sommeil

“Il baille et son bâillement produit un son aoh. Vous entendrez le mot aoh dans la phase du pré-cri comme dans celle des cris à plein poumons, avant même d’observer les signes habituels de la fatigue. Vous entendrez un long a. Si on prolonge le son en fermant la bouche, il se modifie en léger o suivi d’un h. […] Il est important de décrypter le pré-cri aoh comme signe avant-coureur de la fatigue, car les bébés, comme les adultes, s’endorment plus facilement quand ils commencent à se sentir un peu fatigués. Sinon, ils risquent de trouver un second souffle et de s’exténuer. Paradoxalement, ils auront alors plus de mal à s’endormir."

"Eh" : Bébé a un rot coincé

Quand il a envie de roter, votre bébé émet le son èh, produit par le réflexe d’éructation. Eh signifie que de l’air s’est bloqué dans la partie haute de son système digestif. Ses muscles se contractent automatiquement pour expulser l’air, produisant le son èh, un è court, bref, net, très précis dès le début du son. En fin de mot, le h est fortement marqué, comme un souffle ».


Ouin : je n’en peux plus

Quand votre bébé perd pied, vous l’entendrez pleurer ouin. Vous saurez alors qu’il a été trop stimulé et n’est plus capable de gérer la situation. Ce son apparaît souvent dans la phase des hurlements : il est donc aigu, fort et se répète rapidement. Pour produire ce son, on pousse l’estomac vers l’avant et on l’y maintient. Cela oblige à respirer jusqu’en bas des poumons. Inspirer en ouvrant la bouche, langue abaissée et plate. En ajoutant la vocalisation, on produit naturellement le son ouin. »


"Eair" : bébé est surchargé d’émotions

Quand bébé fait résonner un “Eair”, c’est sûrement après qu’il ait eu une journée chargée en émotion.

"Lelol" ou "Lealol" : bébé se sent tout seul, il a besoin qu'on le prenne dans les bras

« Ce son a quelque chose de quasi universel chez les mammifères souffrant de solitude. Le besoin d’interaction sociale semble de dimension émotionnelle, mais pour le nourrisson, c’est aussi un besoin d’ordre biologique. Pour reproduire le son, on soupire en ajoutant de la voix. Comme votre bébé n’a pas de dent, ce soupir soulève sa langue et la fait papillonner. Cela crée le son lel. On continue à soupirer et à donner de la voix  en détendant la langue et en ouvrant la bouche, presque jusqu’au bâillement, puis on referme la bouche. Cette deuxième partie du mouvement produira le son aol, qui ajouté à lel, crée lelaol. »

Eèrh : Bébé a un inconfort

« L’origine du mot èèèrh s’explique par le réflexe de contraction des muscles abdominaux du système digestif du fait de la présence de gaz emprisonné dans le gros intestin. A l’oreille, èèrh ressemble au bruit que nous produisons lorsque nous sommes un peu constipés et n’arrivons pas à produire nos selles. Le mot èèrh sonne comme un long è suivi d’une expiration que je transcris par un rh. Le son èèrh est tenu, prolongé. »

 

Guèn : j’ai mal aux dents

« La douleur ressentie au niveau des gencives pousse les bébés à vouloir frotter ou masser la zone sensible. C’est ainsi qu’ils produisent le son qui signifie « j’ai mal aux gencives » ou « je fais mes dents ». Tout d’abord, ils grommellent, puis dans le stade du pré-cri vous entendez le son guèn. Pour le reproduire, on rentre les joues entre les dents du haut et les dents du bas et on étire la bouche dans une grande grimace. On peut tirer les lèvres vers l’arrière et les plaquer aux gencives en s’aidant de deux doigts. La langue recule un peu vers l’arrière et s’aplatit tout en laissant la gorge ouverte, nous permettant de respirer. A l’avant, elle touche les dents du bas. Puis on bouge la mâchoire comme si on mâchait quelque chose, comme si on voulait mastiquer l’intérieur de nos joues. Si on ajoute un son, on entend le mot guèn.”

Avec ce petit guide, vos nuits seront sûrement plus sereines... Et on l'espère, plus silencieuses... 

Pour en lire plus :

- Il pleure, que dit-il ? Priscilla Dunstan, traduit par Isabelle Filliozat, aux Editions Marabout

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