Qu'est-ce qui angoisse les futurs papas ? Ils nous disent tout !

octobre 25, 2017

Qu'est-ce qui angoisse les futurs papas ? Ils nous disent tout !

La grossesse est une période d'intenses bouleversements dans la vie des femmes. Mais les futurs papas peuvent eux-aussi se sentir très vulnérables, et ils se posent bien souvent autant de questions que leurs compagnes ! Cinq hommes ont accepté pour JOONE de se plonger dans leurs souvenirs. Des angoisses, quelques appréhensions, mais un point commun entre tous ces papas : l'amour inconditionnel qu'ils ont tous ressenti le jour où leur enfant est venu au monde. 

Jean, 35 ans, papa d'un garçon de 4 ans et demi

Je pense que c’était surtout la notion de responsabilité qui m’a tourmentée. Je me disais que pour la première fois de notre vie, un petit être allait totalement dépendre de nous pour sa survie. Et puis il y avait aussi l’idée d’être à la hauteur pour l’accompagner dans la durée : ce n’était pas une naissance puis rien, c’était le début d’un long chemin pour lui communiquer nos valeurs afin qu’il devienne quelqu’un de bien.

En fait, je me disais que si on donnait la vie à un enfant c’était pour que lui-même, plus tard, puisse laisser à ses propres enfants un bel héritage. Dès j’ai croisé le regard de mon fils j’ai compris qu’on serait à la hauteur de ça et que lui-même serait réceptif.

Thomas, 34 ans, papa de 3 enfants de 2 à 6 ans

J’avais surtout peur de ne pas aimer ma fille. Enfant, ado, jeune adulte, je n’étais pas du genre enthousiaste. Je n’aimais pas follement les gens : ni mon frère, ni mes parents, ni mes copains et copines. Je n’avais aucun emballement sentimental. Je n’aurais été prêt à mourir (ou au moins à me sacrifier) pour personne. Pas par égoïsme, juste par manque de passion.

J’ai donc eu peur que ça se reproduise avec le bébé. Que je n’arrive pas à m’attacher à ma fille, que je ne fonde pas devant ses babillements ou ses progrès, que je n’aie pas envie de me battre pour elle.
Au final ça ne s’est pas du tout passé comme ça. Je me suis vite senti à ma place. C’était naturel. Je l’ai tout de suite aimée très fort. 5 minutes après sa naissance, j’étais en larmes. Des larmes de bonheur.

papa avec bebe couche joone

Julien, 36 ans, papa d’une fille de 2 ans

Avant la naissance de ma fille, j’avais certaines appréhensions très concrètes, j’avais par exemple peur de lui faire mal ou de la faire tomber. Je me posais des questions sur la manière dont j’allais trouver l’équilibre entre l’amour paternel et le devoir d’éducation. J’avais peur d’être trop protecteur et en même temps d’avoir des difficultés à établir la communication avec elle.

Je m’interrogeais aussi sur la manière dont j’allais concilier ma vie professionnelle et ma nouvelle vie de père de famille. Cela peut sembler très cliché mais toutes mes appréhensions se sont évaporées en une seconde lorsqu’elle est née ! Moi qui craignais de ne pas ressentir cet amour inconditionnel dont tout le monde parle, il m’a suffit de la voir pour n’avoir plus aucun doute.

  Jérôme, 37 ans, papa de deux enfants de 5 et 8 ans

Pendant la grossesse de ma femme j’ai eu beaucoup de mal à me projeter. J’ai assisté à toutes les échographies et j’étais très heureux de devenir père mais c’était très abstrait. Je me demandais si j’allais être capable de l’aimer, de tisser des liens avec lui, de le comprendre. En revanche je ne m’angoissais pas du tout sur les aspects pratiques de la paternité, les couchesou le biberon, au contraire j’étais même impatient.

Quand il est né j’ai été submergé par l’émotion. J’ai pleuré pendant de longues minutes. De joie, de soulagement, de fatigue. Nous nous sommes reconnus tout de suite. Lorsque sa soeur est née 3 ans plus tard, l’évidence a été la même.

Matthieu, 36 ans, papa de deux enfants de 4 et 6 ans

Avant la naissance de mon fils je n’avais pas d’appréhension particulière. Je ne doutais pas de l’amour que j’allais ressentir pour cet enfant ou de ma capacité à être père, j'ai vécu la grossesse à fond. En revanche j’étais terrifié à l’idée qu’il puisse naître malade ou handicapé. C’est une chose sur laquelle on n’a aucune prise et j’avais peur de ne pas être capable de faire face. Lorsqu’il est né, je l’ai aimé immédiatement et je me suis rapidement senti à l’aise dans mon rôle de père. Si j’avais quelques doutes, ils ont été balayés en un instant.


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