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Crèches fermées, protocoles Covid à l'école... 50 nouvelles nuances de charge mentale en 2022

19 janvier 2022

Crèches fermées, protocoles Covid à l'école... 50 nouvelles nuances de charge mentale en 2022

Vous connaissez le film “Un jour sans fin”... ? L’histoire : le réveil sonne pour la énième fois à la même heure et le cauchemar se répète, encore et encore. Aujourd’hui, 2 mamans nous racontent leur histoire sans fin à elle, à l'heure du Covid…

Maryline, maman de deux enfants en crèche :

Début décembre : Manon attrape une bronchiolite. Privée de crèche pendant une semaine ! On se dit qu’on va s’organiser pour prendre soin d’elle tout en jonglant avec le télétravail. On a l’autre bébé à la crèche. Du coup, ça ne devrait pas être (trop) compliqué. Mais là : surprise ! La crèche appelle pour dire que notre fils est cas contact et qu'il doit rester à la maison... C’est parti pour 8 jours tous ensemble à la maison…
Enfin ça, c'est ce que je pensais au début : parce que la semaine se termine et la bronchiolite de Manon traîne. Bébé restera donc bien au chaud avec maman jusqu’à Noël au moins. Les nuits sont blanches, les journées remplies de quintes de toux, de lavage de nez et de hurlements. A la veille du réveillon, les plannings sont aussi tendus que l'ambiance et la fatigue plus que jamais pesante.
Et voilà que le téléphone sonne. Rebelotte : "Merci de venir chercher votre fils, il est cas contact"... encore ! C'est la goute d'eau ! J’ai l’impression que la fatigue accumulée ces dernières semaines m’empêche de tout gérer. J’ai peur de perdre mon boulot, avec mes chefs qui me voient enchaîner les absences. J’aime mes enfants tellement fort, mais tous entassés dans 60 m2, j’ai l’impression que plus personne ne se supporte.

L’année se termine et laisse la place à 2022 qui continue sur la même lancée. Bébé toujours malade, cas de Covid qui se multiplient à la crèche… Le bras de fer avec les journées à cases multiples suit donc son cours. Les nerfs à vif, le cœur gros, je suis épuisée. Comment tout concilier ? Enfants, boulot, pédiatre, courses, ménage, allers et retours à la pharmacie pour les tests antigéniques… J'ai l'impression de vivre dans une spirale infernale, des journées qui se répètent en boucle, toujours les mêmes, sans happy end. Rendez-moi ma crèche !


Sophia, maman de deux enfants à l’école primaire :

On a tous partagé sur Insta la citation "New Year New Goal New Challenges". C’était sans compter sur la 4e vague de covid de protocole sanitaire dans les écoles. J’ai deux enfants, et je pourrais avoir une carte fidélité au labo d’analyses tellement ils m’ont vus en décembre et en janvier... Parce qu'aujourd’hui la vie d’un enfant de 6 ans c’est :

  • Alerte mon chouchou, tu es cas contact de ce vilain virus qui tue des gens.
  • Allons au labo d’analyses te faire faire un PCR.
  • 1 semaine d’école à la maison, puis re PCR.
  • Ah tiens, tu dois mettre le masque dans la rue maintenant mon chouchou. Oui, pendant 2 ans on t’a expliqué que t’en n’avais pas besoin. Mais maintenant apparemment, si.

3 jours plus tard : Ah bah non finalement, il n’y plus de masque dans la rue !
3 jours plus tard : Ah ! Si ! Il faut le remettre ! Par contre tu n’as plus besoin d’un test PCR mais d’un test antigénique, et c’est 3 jours d’isolement, et c’est… euh... C’est quoi déjà ?

Ce matin, j’étais limite-limite pour arriver à l’heure déposer les enfants à l'école. Sauf qu’à force de protocoles contradictoires en dernière minute, chouchou n'avait plus de masque dans son cartable : retour à la case départ. C'est parti pour le sprint avec deux gamins de 5 et 7 ans, 2 cartables et sacs de sport, pour aller en 2-2 chercher les masques à la maison sans se coltiner la fermeture des grilles de l’école. Mission accomplie, mais je suis en nage. Et en retard pour le boulot...
Et puis à 10 heures, mon portable sonne : c’est l’orthophoniste du petit. Elle est positive au Covid comme elle l'a vu avant-hier (il a 5 ans et ne porte pas de masque), il est cas contact. Le retour des PCR et de l'isolement. "Super nickel."

Alors ok : le 31 au soir, on s’est souhaité bonne année, bonne santé, bonheur et réussite… J’aurais aimé qu’on me souhaite de la stabilité et qu’on me donne les moyens d’élever mes enfants dans un monde cohérent, avec des repères et de la stabilité malgré le Covid. Parce qu’autant vous dire que dans cette ambiance là, ils partent en vrille… et moi avec !